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Association de lutte contre le VIH/sida et les toxicomanies à Caen et en Basse-Normandie

Informations

Qu’est-ce que le VIH ?

VIH signifie Virus de l’Immunodéficience Humaine. C’est un rétrovirus infectant l’homme et responsable du Syndrome d’Immuno Déficience Acquise (sida), qui est un état affaibli du système immunitaire le rendant vulnérable à de multiples infections opportunistes.

 

Comment se transmet le VIH ?

Deux conditions doivent être réunies : un liquide contenant suffisamment de virus pour rendre possible une transmission et une porte d’entrée.

  • Ces liquides sont : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal et le lait maternel.
  • Les portes d’entrées sont les muqueuses, les plaies ou lésions sur la peau.

Dans tous les autres cas, le VIH ne se transmet pas : ni par les larmes, ni par la salive, ni par la sueur, ni par les moustiques.

Lisez aussi l’excellent article de Sida Info Service sur la transmission du VIH lors des rapports sexuels et les différents niveaux de risques.

 

Qui peut être contaminé par le VIH ?

Tout le monde peut être contaminé. La contamination est possible que vous ayez 14 ou 70 ans, que vous soyez riche ou pauvre, blanc ou noir, homosexuel ou hétérosexuel. La contamination n’a rien à voir avec une question de « mérite », le VIH étant un virus, c’est un processus biologique.

 

Qu’est-ce que le sida ?

Le syndrome d’immunodéficience acquise est la phase tardive de l’infection par le VIH, caractérisée par la perte progressive des défenses immunitaires qui permet le développement de maladies opportunistes.

 

Le VIH en France

Selon les chiffres de l’Institut national de veille sanitaire, 6 265 découvertes de séropositivité ont été relevées en 2010, soit un peu plus de 17 nouveaux cas par jour. Le nombre de découvertes est stable depuis 2008, alors qu’il avait diminué significativement entre 2004 et 2007.

 

Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), population la plus touchée par le VIH et les IST

En 2010, 2 500 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont découvert leur séropositivité, représentant près de 40% de l’ensemble des découvertes. Il s’agit de la seule population dans laquelle le nombre de découvertes augmente depuis 2003. Ces hommes sont le plus souvent diagnostiqués suite à une prise de risque. Ils sont âgés de 37 ans en moyenne, mais la part de ceux de moins de 25 ans a augmenté régulièrement depuis 2003.

La transmission des IST est également importante chez les HSH. Plus des trois-quarts des diagnostics de syphilis (83%) concernent cette population. De plus, le nombre de diagnostics d’infections à gonocoque a augmenté de plus de 50% entre 2008 et 2010 chez les HSH.

 

Les personnes infectées par rapports hétérosexuels

En 2010, 3 600 personnes infectées par rapports hétérosexuels ont découvert leur séropositivité, représentant 57% de l’ensemble des découvertes. Leur nombre a tendance à diminuer depuis 2007, notamment chez les personnes nées à l’étranger. Les 2 500 personnes hétérosexuelles nées à l’étranger représentent la majorité des découvertes chez les hétérosexuels (69%). Il s’agit essentiellement de personnes nées en Afrique subsaharienne (76%) et de femmes (60%).

 

Retard au dépistage

L’âge moyen des nouveaux diagnostics, qui mélange les découvertes tardives et les infections récentes, était en 2010 de 37,9 ans.

Encore 15% des personnes découvrent leur séropositivité au stade sida, plus d’une personne sur 4 la découvre à moins de 200 CD4. Alors qu’il est recommandé de commencer le traitement en dessous de 500 CD4, et qu’un dépistage aussi tardif est très préjudiciable à la santé des personnes… Conséquences : deux autres chiffres ne diminuent plus. Celui des cas de sida, 1 500 chaque année depuis 2007. Et celui des décès liés au sida, 300 chaque année depuis 2007.

Si les gays sont dépistés de façon plus précoce que les autres (50% à plus de 500 CD4), la part de personnes découvrant leur séropositivité en primo-infection reste trop faible. Cette part de découverte en primo-infection a augmenté jusqu’en 2007, mais stagne à 20% depuis.

Pendant les semaines qui suivent l’infection, la quantité de virus produit est très importante (avec souvent des charges virales de 100 000 voire 1 million de copies/ml). Ignorer son statut empêche d’adapter ses stratégies de prévention. Beaucoup de chercheurs estiment que cette courte période serait à l’origine de la moitié des nouvelles infections.

 

Prévention

Lors d’une relation sexuelle, seuls les préservatifs, qu’ils soient masculins ou féminins, protègent du VIH et des principales infections sexuellement transmissibles. Ils doivent être utilisés lors de tout rapport sexuel avec pénétration (quelle soit vaginale, anale ou buccale), avec un partenaire séropositif ou dont le statut sérologique est inconnu.

Le préservatif masculin : La condition pour son efficacité est qu’il soit utilisé correctement à chaque rapport. Les lubrifiants à base de corps gras, comme la vaseline, des pommades ou des crèmes, voire du beurre, doivent être proscrits car ils fragilisent les préservatifs en latex et les rendent poreux. Il faut leur préférer des lubrifiants à base d’eau. Il est préférable d’utiliser un préservatif non lubrifié pour la fellation. Il est par ailleurs indispensable de vérifier sur la pochette du préservatif l’inscription de la date de péremption et d’une norme reconnue (CE-EN 600 pour l’Union européenne).

Le préservatif féminin : Il représente une alternative au préservatif masculin. Il est en polyuréthane — ce qui autorise les lubrifiants à base de corps gras ou aqueux — avec un anneau externe et interne. Il se place à l’intérieur du vagin grâce à un anneau souple interne. Il peut être mis en place dans le vagin ou dans l’anus quelques heures avant un rapport sexuel, et n’a pas besoin d’être retiré tout de suite après le rapport, à l’inverse du préservatif masculin. Le principal obstacle à sa diffusion reste son coût élevé.

 

Le partage et la réutilisation de seringues usagées et souillées par du sang contaminé constituent un risque majeur de contamination par le VIH mais aussi par les virus de l’hépatite B et C. En France, des mesures de réduction des risques ont été mises en place : vente libre de seringues (depuis 1987), trousses de prévention contenant le matériel nécessaire pour réaliser une injection à moindre risque, mise en place d’automates de distribution et de récupérateurs de seringues, offre de traitements de substitution par voie orale.

Pour prévenir ces contaminations, il est essentiel de ne pas partager le petit matériel d’injection ou d’inhalation. Ceci comprend les seringues, les cotons, les cuillères et cupules, eau de dilution de la drogue, mais aussi les pailles et les pipes à crack, surtout si elles sont ébréchées. Le matériel d’injection doit être à usage unique ou désinfecté à l’eau de Javel domestique en cas de réutilisation.

 

Sources :


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